La balançoire.
Alors que je marchais dans un parc afin de me vider l'esprit, mon attention fut soudain attirée par une douce jeune femme, qui, après réflexion, n'avait pas l'air si douce que cela.
Ses cheveux raides et légèrement emmêlés virevoltant au rythme de la balançoire sur laquelle son corps maigre reposait; elle avait l'air tellement fragile que l'on n'oserait la toucher sous aucun prétexte, par peur qu'elle ne se brise. Et pourtant elle dégageait une assurance si forte que l'on aurait pu la sentir.
Ses yeux, tantôt ouverts tantôt fermés, toujours au rythme de la balançoire, s'accordaient parfaitement avec sa chevelure. Ils étaient aussi profonds et aussi sombres que les abysses, contrastant avec sa peau claire, lisse et brillante comme de la soie.
Son visage en lui même exprimait une certaine sobriété, l'on aurait dit qu'il ne pouvait exprimer de sentiments. Néanmoins sa bouche le trahissait car par moment un petit sourire discret et rêveur s'affichait... comme une enfant.
Enfant qu'elle n'était plus, sa taille la dénonçant, en effet, elle était fine et élancée, ses jambes, grandes et minces tout comme ses bras, lui donnaient une belle allure de mannequin, bien qu'elle ne dégageait pas leur mentalité si froide et superficielle qui les caractérisait habituellement.
De moi.